Pourquoi la série documentaire Cheer est un must-watch

Greg Whiteley a déjà fait ses preuves dans la série-documentaire sportive avec Last Chance U qui nous plonge dans l’univers du football américain. Il est de retour sur Netflix avec Cheer, un voyage passionnant au sein de l’équipe de cheerleading du collège Navarro, au Texas. 

Pendant 6 épisodes, nous sommes immergés dans leur préparation pour Daytona, en Floride, où a lieu chaque année une compétition nationale de cheerleading. La coach respectée, Monica Aldama aka The Queen, décrochera-t-elle une quatorzième victoire en championnat ? 

Les coulisses d’un sport méconnu 

En France, l’image du cheerleading reste très limitée, souvent réduite aux stéréotypes que l’on retrouve dans nombreux films ou séries pour adolescents. Le cheerleading semble réservé aux jeunes filles dont l’unique occupation est de crier sur le bord des terrains de football américain, basket ou autre. 

Cheer prouve que cette image est bien éloignée de la réalité. Premier point : les garçons sont une part essentielle du cheerleading. Puis, c’est un sport à part entière. Beaucoup se lancent assez tôt dedans, intégrant des équipes ou des programmes comme le « All star cheerleading ».

Si la pratique se commence tôt, elle s’arrête également dans la fleur de l’âge. Les adeptes ne sont pas dupes : après l’université, il est rare de continuer à être cheerleader et participer à autant de compétitions. La plupart deviennent soit coach ou changent complètement de voie. C’est pour cela que Morgan, Lexi, La’Darius ou encore Jerry donnent tout lors de leurs précieuses années à Navarro college. 

Des personnages attachants 

Car au delà du sport, Cheer brille par ses personnages plus attachants les uns que les autres. Au fur et à mesure des épisodes, ils révèlent leur passé souvent tragique.  

Morgan, l’underdog avec moins d’expérience que ses camarades, prouve rapidement qu’elle a sa place dans l’équipe. Le flamboyant La’Darius était victime des coups de ses frères dans son enfance à cause de son homosexualité. Derrière ses crises de colère, se cache un garçon très attachant et qui forme un duo de choc avec Jerry. Ce dernier rayonne avec sa positivité et ne manque pas d’encourager tous ses coéquipiers. 

N’oublions pas Gabi Butler, la superstar de l’équipe, une influenceuse avec plus de 900 000 abonnés sur Instagram. Derrière elle, ses parents essaient de construire un empire pour assurer son avenir. Cela passe notamment par des photoshoots en pleine nuit pour des marques. De quoi rappeler que derrière le cheerleading se cache tout un business. 

Mais pour la plupart des jeunes, là n’est pas la question. L’important est de créer une véritable communauté autour d’une femme, Monica Aldama. En plus d’endosser son rôle de coach, elle agit comme une véritable mère pour ces jeunes. Lexi, la meilleure cascadeuse de l’équipe, l’affirme : «  Sans le cheerleading, je serais sûrement en prison  ». Et sans Monica, elle manquerait de structure dans sa vie. 

Pousser son corps dans ses retranchements 

Attention, petit spoiler. Dans l’un des épisodes, Morgan se rend à l’hôpital après un entraînement intense où ses côtes la font souffrir. Un médecin lui assure que si elle continue à s’entraîner, il est fort probable que ses côtes se fracturent et percent ses poumons. 

Évidemment, Morgan n’écoute pas les conseils médicaux et ne prend pas les médicaments qu’on lui prescrit. Pourquoi ? Parce que Monica a besoin d’elle pour la routine. À ce stade, il est impossible de la remplacer. Cheer nous montre à quel point le cheerleading force à pousser son corps au-delà de ses limites. 

Capture d’écran chaîne officielle Youtube de Netflix.

On ne compte plus les chutes pendant les entraînements, les larmes de frustration ou tout simplement de douleur. Ici, quand l’équipe, haletante, termine une routine, il faut immédiatement la refaire pour voir comment le corps fatigué réagit. Pas de répit pour ces étudiants, l’objectif est d’atteindre la perfection. 

« On continue jusqu’à ce que ça marche, et puis on continue encore jusqu’à ce que l’erreur ne soit plus possible », explique Monica. Ces nombreux passages questionnent jusqu’où on est prêt à aller pour son coach, son sport.

Que l’on soit intéressé par le cheerleading ou non, à la fin des 6 épisodes de Cheer, on ne peut que respecter ce sport exigeant. Et évidemment, on en demande plus. Alors si on veut savoir où en sont nos chers cheerleaders, il suffit de les suivre sur les réseaux sociaux.

Marine Langlois

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s